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Comment vous présenteriez-vous en quelques mots ?

Je suis compositeur / improvisateur, également chercheur associé au LaBRI, et je suis très intéressé par les recherches pédagogiques. Mon statut actuel est celui de coordinateur Arts/Sciences au SCRIME.

Parlez-nous de votre parcours artistique ?

J'ai fait mes premières compositions à l'âge de 14 ans. J'ai commencé la musique à 6 ans, avec le piano, puis la guitare, l'orgue et finalement le synthétiseur un peu plus tardivement (à l'âge de 25 ans). Maintenant je joue avec des instruments tactiles. Le son sort des haut-parleurs physiquement, mais au niveau des sensations, l'expression est alors réellement au bout des doigts.

Vous faite également de l’enseignement, qu’est-ce qui importe pour vous dans cet enseignement ?

Pour la pédagogie j'ai commencé àl'IRCAM, entre 1980 et 1986. Ce qui m'intéressait, c'était comme faire redescendre les connaissances des structures de recherche vers le grand public, et notamment comment peut-on enseigner la synthèse de son pour les enfants de maternelles.

Dans les années 2000 je me suis basé sur le systéme SAS (Synthése Additive Structurée) afin de réussir à coupler « action » et « perception »,  et ainsi apprendre aux enfants que le geste est guidé par l’écoute.  Plus tard en reprogrammant un Handsonic, j’ai pu donner une grande virtuosité aux enfants

Quelle est votre activité principale au SCRIME ?

Au départ, je travaillais uniquement sur des recherches orientées pédagogies. Je voulais trouver une solution pour transmettre des expériences, et pas uniquement des connaissances. C'est une problématique intéressante car avec une bonne technique didactique, on peut raccourcir le temps de compréhension, mais qu'est-ce que l'on fait avec 40 ou 50 ans d'expériences, et comment compenser cela pour l'apprenant. J'ai donc développé une technique de dialogue musicale qui s'appelle« méthode de continuation dialogique » qui se base sur l'idée de commencer à apprendre la musique par la communication, par l'expression. L'objectif étant de continuer un dialogue musical le plus longtemps possible.

Ensuite, par ma fonction de coordinateur Arts/Sciences, je suis à l’affût de projets artistiques intéressants permettant d'alimenter la recherche, c'est à dire trouver des artistes également intéressés par l'idée de faire progresser la recherche ; et également dans l'autre sens, c'est à dire trouver des projets de recherches pouvant aider la création artistique.

Pouvez-vous nous parler d'un projet représentatif de vos travaux?

Actuellement l’œuvre la plus aboutie, Zwiegesprach, est un concerto pour grand orchestre et synthétiseurs, qui a été un travail de très longue haleine que j'ai commencé à écrire avec mon père (Gyorgy Kurtag) il y a 18 ans, et qui est une œuvre qui se modifie et qui change en permanence.

Cette pièce s'est transformée en quintet de synthétiseurs et quatuor à cordes, et il y a quelques années, nous avons fait une version avec grand orchestre et synthétiseurs, donc c'est devenu un concerto.

Mise à jour le 05/03/2018

Zwiegesprach