20 Janvier – Conférence : Recherches sur les Unités Sémiotiques Temporelles

18 h LaBRI, salle Hémicyclia, Université de Bordeaux, 351 cours de la Libération, Talence

Animés par Jean-Michel Rivet, les concerts-rencontres du SCRIME proposent la découverte du travail d’artistes variés de musiques expérimentales par l’écoute d’oeuvres et l’échange avec le public.

Recherches sur les Unités Sémiotiques Temporelles (UST)

La recherche sur les UST est née du croisement de deux préoccupations.

1/ Il manquait une théorie des organisations temporelles élémentaires dans les musiques non mesurées. En particulier les musiques électroacoustiques savantes n'utilisent ni pulsation isochrone ni proportions définies de durées. Et pourtant il est manifeste que les espacements, les allongements, les suspensions, etc., sont dûment et précisément gérés par les musiciens.

2-Le Traité des Objets Musicaux de Schaeffer fournit une bonne description morphologique des Objets Sonores, mais en faisant abstraction du sens (écoute réduite). Or les compositeurs de musique électroacoustique ont conscience, dans leur pratique, de choisir et organiser les éléments constituant leur musique en fonction d'un ensemble de significations qu'ils y associent.

Aussi un travail collectif empirique a-t-il été mené au MIM (laboratoire Musique et Informatique de Marseille) de 1991 à 1996 qui a conduit à repérer dans le répertoire un nombre fini de figures typiques caractérisées par une organisation temporelle décrite au niveau sémantique.

Cette première collecte d’unités, bientôt dénommées Unités Sémiotiques Temporelles, a débouché ensuite sur d’autres développements. Ces UST décrivent un niveau d’organisation temporelle dans d’autres musiques, européennes ou non, et dans d’autres arts du temps que la musique. Elles induisent chez l’auditeur, dans certaines conditions, des réponses différenciées observables par des méthodes de psychophysiologie cognitive. Enfin, les UST ont parfois été introduites dans l’enseignement de la composition.

François Delalande a dirigé la recherche en sciences de la musique au GRM de 1970 à 2006. Héritier de Schaeffer, il pratique et promeut une analyse d’une musique sans note, ou au-delà des notes. C’est à ce titre que le MIM l’a invité, en 1991, à coordonner la recherche sur les UST. Par ailleurs, François Delalande est un spécialiste d’une pédagogie de la création musicale de la crèche à l’ordinateur. www.francois-delalande.fr.

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